Le groupe chinois Loncin annonce une partie de ses nouveautés 2027, lesquelles seront exposées au prochain salon Eicma de Milan. Parmi elles, la Voge R800, un roadster sportif qui va venir enrichir la gamme aux côtés de la R625 (permis A et A2). La Voge R800 élève le niveau grâce au moteur emprunté à la DS800X Rally. Voilà donc, pour 2027, le roadster le plus puissant de la gamme Voge.
Voge connait une belle réussite commerciale en France. La Dip, la société qui importe la marque chinoise en France, affiche une belle croissance grâce à la vente des trails et des scooters. Du côté des roadsters, c’est un peu plus délicat. Les Voge 500 R, puis 525 R n’ont pas trouvé beaucoup d’acheteuses ni d’acheteurs. La Voge R 625 commence à se faire connaitre, mais elle manque encore de réussite commerciale – on ne sait trop pourquoi, mais les constructeurs chinois connaissent tous, peu ou prou, davantage de réussite avec les trails que les roadsters.
La nouvelle Voge R800 va tenter de faire changer cette tendance. Pour l’heure, point d’infos techniques. On devine aisément que le groupe Loncin a utilisé le moteur (réussi) de la DS800X Rally dans ce roadster. C’est assez évident. Sur le trail, ce moteur développe 95 ch et il devrait en être de même sur le roadster, ce qui fera de lui le roadster le plus puissant de la gamme Voge. Côté look, c’est agressif, c’est sportif et la ligne générale rappelle ce que l’on connait sur le marché entre la MT-07, la Hornet, etc. Un coup de crayon assez analogue avec les cadors du segment. Voge misera donc, comme toujours, sur un excellent rapport prix équipements performances, mais il faudra attendre un peu avant de connaitre le tarif catalogue.
Voge R800 : enfin la réussite en 2027 pour Voge sur le segment roadster ?
Pour l’anecdote, Loncin s’amuse en images avec une scénographie rappelant le rituel du « destruction derby » ou du « lâcher de moto » sur fond de réunion stunt. La Chine fait aussi le show.
Voici les images en question, ci dessous, qui rappellent ce rituel très nord américain né dans les années 70-80. Cela se passait dans les rassemblements de bikers ou l’on hissait en haut d’une grue de chantier une moto japonaise que l’on lâchait à l’issue d’un compte à rebours scandé par un public chauffé à blanc. La moto, japonaise, s’écrasait alors au sol dans le fracas attendu. Les puristes tentaient alors de la redémarrer, dans l’espoir que cela n’arrive pas comme pour valoriser la suprématie de la mécanique américaine… Si la moto démarrait, elle était « mise à mort » à coups de masse. C’était les années 70… La mise en scène choisie par Voge/Loncin rappelle quelque peu cela (la hauteur en moins), sans aller jusqu’au bout de la provocation : la moto arnachée en hauteur est une Loncin, pas une moto japonaise.









