QJMotor lance (à l’étranger) une sportive néo-rétro très inspirée d’une certaine MV Superveloce.
QJMotor qui, comme beaucoup de constructeurs chinois, porte en ce moment l’effort sur les sportives, en rajoute ce mois-ci une à son catalogue global, qui risque de faire pas mal de gorges chaudes, et pas forcément pour des raisons techniques. La Super 9, puisque c’est ainsi qu’elle se nomme, se distingue en effet du dense peloton des productions asiatiques par une caractéristique strictement esthétique : sa silhouette est un décalque quasi parfait de la MV Agusta 800 Superveloce. Une similitude prompte à donner du grain à moudre à ceux qui reprochent à l’industrie chinoise, une indéfectible tendance au repompage mais qui dans ce cas précis, trouve, une petite explication à défaut de légitimation : à la fin de la décennie 2010, QJMotor et MV Agusta s’étaient rapprochés sur le plan industriel (il était question à l’époque que de petites MV de 500 cm3 soient fabriquées en Chine…) et les deux marques s’étaient alors entendues pour que certaines solutions techniques et esthétiques exploitées en Italie inspirent les équipes chinoises. Aujourd’hui, ces liens entre MV et QJ sont distendus, mais cette Super 9, dont le développement ne date pas d’hier, témoigne de cette époque.
A la décharge de QJ, l’engin ne reprend pas l’architecture moteur de son inspiratrice puisqu’il s’appuie non pas sur un trois-cylindres, mais sur le quatre-pattes de la SRK 921 fort de 127 chevaux. La géométrie est elle aussi différente, tout comme les proportions générales, ce qui laisse espérer une position de conduite un peu plus agréable que celle, très exigeante, de la Superveloce. Dernière différence et non des moindres : le tarif qui, sur les premiers marchés sur lesquels cette QJ arrive, s’établit à moins de 10 000 €. Oui, même si les prestations, les périphériques, les conditions de fabrication et de distribution n’ont rien à voir, tout ça laisse songeur. MV y perd probablement quelques ventes, mais pas sûr que QJ, en quête de légitimité sur les marchés occidentaux, ait beaucoup à y gagner. D’ailleurs, aux dernières nouvelles, le distributeur hexagonal de QJMotor – la SIMA – n’a pas prévu d’importer l’engin.



