C’est une image qui a intrigué tout le paddock vendredi, lors des essais de départ. Tom Vialle figurait dans le groupe MX2… au guidon de sa Honda 450 officielle. Une erreur ? Pas vraiment. En coulisses, le Français venait de vivre un début de week-end pour le moins agité.
Vainqueur de son premier Grand Prix en Suisse, Tom Vialle a bien failli voir son rendez-vous de Riola tourner court. Deuxième du classement provisoire, le pilote Honda HRC a été convoqué par la FIM à la veille de l’épreuve. En cause : un soupçon de traumatisme crânien survenu lundi à l’occasion du championnat Hollandais. À l’origine de cette alerte, une vidéo publiée sur les réseaux montrant une chute au départ de la deuxième manche. Les images pouvaient laisser penser que la tête du Français avait violemment heurté le sol. Une interprétation rapidement contestée par le principal intéressé. « J’ai heurté un poteau en arrivant trop vite au départ et je suis tombé », explique Tom après la manche qualificative dans son interview sur Motoverte.com. « La moto était détruite, mais de mon côté, je me suis relevé sans aucune égratignure. J’ai eu de la chance, je n’avais absolument rien. »

Malgré tout, le doute persistait du côté médical, si bien que le médecin de la FIM a voulu interdire au Français de prendre le départ à Riola, ayant décidé, sans réelles preuves, que Tom avait subi un traumatisme crânien. Et dans ce cas, le protocole FIM prévoit que le pilote doit rester au repos deux semaines, ce qui aurait privé Tom de la Sardaigne et d’Arco le weekend suivant. Le plus choquant dans l’histoire est que personne n’a prévenu Tom en amont, et que c’est une fois sur place qu’il a appris cette décision pour le moins ubuesque !

Dans le clan Honda, on a donc haussé le ton vendredi. Après palabres, le médecin FIM a demandé à ce que Tom repasse des examens sur le circuit vendredi, avant d’être ausculté une nouvelle fois par le médecin de la FIM. Verdict : apte. Le feu vert a finalement été donné, permettant à Vialle de participer à son week-end… et de s’aligner en retard aux essais de départ avec les MX2, d’où cette image étonnante.
Cet épisode relance néanmoins les interrogations sur certaines décisions fédérales en ce début de saison. Entre un drapeau rouge tardif en Argentine (mauvaise procédure de départ) ou l’absence de drapeau noir pour Lucas Coenen (pour aide dite extérieure en Suisse) la cohérence reste parfois floue. Et dans un championnat aussi disputé, il serait regrettable que ces décisions viennent peser sur le sportif, sans que l’on sache vraiment ce qui a motivé cette décision vis à vis de Tom. Le fait que les pilotes de GP ne limitent pas leurs sorties aux seuls GP dérange-t-il? On peut se poser des questions!