+ de 240 km/h en Aprilia RS660, Suzuki GSX-8R, Yamaha R7 en championnat Sportbike, on vous explique tout

Avec la naissance du World Sportbike, pour la première fois de l’histoire, une Kawasaki ZX-6R affronte en piste une modeste Kove 450RR. Voilà qui apparait improbable, mais qui nous offre un joli spectacle. Mais comment ça marche exactement ?

L’ouverture de la saison du World Sportbike a tenu toutes ses promesses en termes de bagarre en piste avec des écarts parfois infimes sur la ligne d’arrivée et c’est bien ce que nous voulons en compétition moto. Au passage, voyez les vitesses de pointe de certaines motos inscrites (course 1) : 

  • 242,4 km/h pour la Suzuki GSX-8R de l’équipe Wixx Racing (pilote Jeffrey Buis, Pays Bas)
  • 246,8 km/h pour l’Aprilia RS 660 de l’équipe Revo M2 (pilote Matteo Vanucci, Italie)
  • 240,8 km/h pour la Yamaha R7 de l’équipe Arco Yamaha (pilote Alessandro Di Persio, Italie)
  • 246,3 km/h pour la Kove 450 RR de l’équipe Kove Racing Team (pilote Benat Fernandez, Espagne)

Le 28 mars 2026 a marqué un jour historique avec la toute première course de la nouvelle catégorie World Sportbike venue remplacer les Supersport 300. Une catégorie où des machines d’univers bien différents se côtoient puisqu’une Kawasaki ZX-6R peut y affronter une Kove 450RR. Et si 58 chevaux séparent les deux modèles d’origine avec 129 pour la Japonaise contre seulement 71 pour la Chinoise, concernant les motos de course engagées en championnat du monde, c’est l’égalité parfaite : 90 chevaux pour tout le monde.

Un chiffre décidé en accord avec les constructeurs (et 5 chevaux inférieur au règlement du Sportbike anglais pour l’anecdote) qui a poussé Kove, Yamaha et Suzuki à préparer leurs motos pour atteindre les 90 chevaux, mais surtout Kawasaki, Honda, Aprilia et Triumph à brider les leur pour respecter le règlement. Un bridage qui a été fait dans les règles de l’art par la FIM, comme le confirme son directeur technique Ludovic Reignier. « Tous les constructeurs ont amené leurs moteurs sur le banc d’une société avec laquelle la FIM a un contrat et qu’on utilisait déjà pour les Supersport, explique Ludovic. On a vérifié les performances du moteur et on les a limités à 90 chevaux en bridant l’ouverture des papillons moteur ».

World Sportbike Portimao

Pour équilibrer le championnat avec toutes ces motos très différentes, la FIM analyse les performances toutes les trois courses et des motos peuvent alors être bridées. 

Et pour s’assurer qu’aucune marque n’écrase la catégorie, une balance des performances est possible toutes les trois courses, comme en World Supersport. « On a trois moyens de rééquilibrer les choses si une marque avait un avantage trop important, reprend le directeur technique de la FIM. Par le poids, par la position des papillons et par le régime moteur. On dispose par ailleurs de toutes les acquisitions de données des motos pour vérifier les performances en piste, qu’on envoie à une société externe qui analyse ces données et nous fait un rapport après chaque course. »

Une puissance de 90 chevaux qui n’empêche en tout cas pas d’atteindre de jolies vitesses de pointe à Portimao, certes, le phénomène d’aspiration aidant… Diego Poncet était ainsi mesuré à 254,4 km/h avec sa CBR tandis que les meilleures Kawasaki, Triumph, Aprilia et Yamaha passaient également la barre des 250 km/h. La Kove 450RR de Benat Fernandez était elle mesurée à un 246,3 km/h tout à fait respectable pour une 450cc !

World Sportbike Portimao

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