Depuis le 1er mars, le contrôle technique des cyclomoteurs intègre une vérification de la vitesse maximale sur un banc de type céléromètre. Une mesure qui va particulièrement coincer les vieux 50 deux-temps (scooters des années 90-2000 et les motos 50 cc à boîtes), dont les performances dépassent souvent largement les 45 km/h et dont la remise en configuration réglementaire s’annonce souvent impossible.
Ils affichent le taux de contre-visite le plus élevé de la catégorie deux-roues (24 % l’an dernier) et ce record ne leur échappera certainement pas cette année, avec l’entrée en vigueur de cette nouvelle mesure : depuis le 1er mars, 9 mois après la date prévue initialement, les cyclomoteurs soumis au contrôle technique font l’objet d’une vérification de leur vitesse maximale, laquelle ne doit pas dépasser les 45 km/h. Les placides quatre- temps qui constituent aujourd’hui l’essentiel de l’offre sur le (tout petit) marché du neuf seront probablement majoritairement dans les clous, leur niveau de performance étant très proche de celui des pâquerettes.
Mais les 50 deux-temps qui régnaient jusqu’au début des années 2000 et dont le potentiel mécanique était tout autre ne passeront que difficilement sous les fourches caudines, même si leurs possesseurs ne sont pas des maniaques de la préparation moteur. La remise en configuration d’origine étant plus qu’incertaine pour ces mobs trentenaires voire quadragénaires (allez retrouver un pot de première monte pour une 51 Magnum Racing…), on ne s’étonnera pas que la catégorie cyclo soit celle qui se dérobe le plus au contrôle technique. L’an dernier, seuls 13 % des mobs soumises à cette obligation réglementaire ont été présentées.
Ci dessous, des images d’un dispositif de type céléromètre de chez Capelec. Prix non communiqué au public.
Bon à savoir : si le tarif d’un premier contrôle technique pour un scooter ou une moto de 50 cc coûte environ 50 €, la contre visite s’affiche à partir de 20 jusqu’à 40 € et le montant de l’amende pour un défaut de CT coûte 135 €
A la date du 1er mars, les centres agréés à effectuer des contrôles technique pour les 2/3 roues motorisés peuvent réaliser des contrôles de la vitesse des véhicules de la catégorie L1e, dont la cylindrée est inférieure à 50 cm3. Ce contrôle s’effectue via un céléromètre, souvent un appareil portatif et autonome dont la prise en mains est assez facile. Il calcule la vitesse théorique du véhicule depuis la vitesse de rotation de la roue motrice. Le calibrage initial est alors important pour obtenir la bonne mesure qui s’avère alors incontestable… Sur un scooter 50 cc débridé et à moteur deux temps, la vitesse dépassera allègrement les 45 km/h, c’est imparable. Notons également que cette vérification supplémentaire tend à étendre le champ d’action du Contrôle Technique Moto. Initialement, il était clairement énoncé qu’il serait un strict contrôle de sécurité des véhicules – pas un contrôle de conformité – les amateurs de scramblers néo rétro ont donc pu passer le CT Moto avec des accessoires issus de l’after market, mais le contrôle technique de la vitesse des 50 cc relève davantage d’une vérification de la conformité du véhicule, quand bien même celui-ci doit naturellement respecter la législation et donc une vitesse maximale autorisée.

