1991-2026. 35 ans plus tard, revoilà la 500 KLE de Kawasaki. Un trail mid-size de 451 cm3 (et pas 491 comme le dit le chef dans la vidéo !) largement inspiré de l’univers « adventure » dans lequel quasiment tous les constructeurs ont plongé depuis une dizaine d’années. Les Verts attendent beaucoup de ce modèle pour booster leurs ventes en Europe. Look rallye, simplicité d’usage, pas de chichi côté équipement, polyvalence route-off road affirmée, la KLE met en avant de vrais atouts à un tarif de base attrayant malgré un moteur un peu « lisse ». Premier essai !
Allons droit au but. La KLE500 revisitée par les verts répond en tous points aux visées recherchées. Son profil rallye dans le style élancé des trails modernes cadre avec l’usage qu’on lui réserve. Elle se montre très performante sur route et s’adapte facilement à un environnement off road mais plutôt soft. On pense à de la piste roulante, dessinée au pinceau. Confortable, équilibrée et homogène, elle absorbe bien le terrain. Ses suspensions font le job à condition de ne pas l’embarquer dans des zones de franchissement trop raides. La limite est posée par une garde au sol faiblarde. Sauf à s’engager dans un pierrier costaud, ça déroule sans accrocs. Il n’y a qu’à l’attaque d’un dénivelé plus prononcé avec des petites marches qu’on a entendu les pierres caresser le sabot moteur. Sur un terrain plus rapide, on se place debout dans une position parfaite, quelle que soit sa taille, pour attaquer sans inquiétude. C’est tout aussi confortable et une fois encore, l’équilibre fait la différence pour assurer sécurité et plaisir. Notez que l’ABS est suffisamment bien réglé pour ne pas perturber le freinage si vous choisissez de ne pas le déconnecter. Châssis, ok. Qu’en est-il du moteur ? Il manque de fun en usage off road. C’est dit. On ne peut pas lui reprocher sa générosité, particulièrement son allonge « no limit » et ses reprises toniques passés les mi-régimes mais en bas, c’est l’absence de caractère qui domine, une pénurie de rondeur et de couple qui permettrait de sortir des virages en glisse sur un coup d’accélérateur. On peine à trouver le petit boost qui rendrait le jouet joueur, traduction sur le terrain d’une architecture plus propice à la route. Peu de bruit, même équipé du pot Akra en option « rally », une forme de linéarité presque électrique mais de la vigueur, voilà ses caractéristiques. Cette vigueur s’exprime avec plus de brio sur petites routes, lorsqu’on est à l’attaque, dans les tours, bien calé derrière la bulle très protectrice dans la version haute. La KLE se place idéalement sur les trajectoires, sans bouger, aidé par un surprenant train de pneus asiatiques. La fourche ne s’écrase pas trop au freinage (simple disque très performant) et pose la moto sans sourciller sur la ligne définie. On prend de l’angle, ça tient, simplement rappelé par les repose-pieds qui déclarent vite leur flamme. Et tout là-haut, ça va vite bondiou si on se prend à cravacher ce diable d’étalon.
Disponible dès à présent, la KLE500 fait face à un marché trail mid-size à orientation off road/route désormais étoffé. CF Moto, KTM 390 Adventure, Royal Enfield Himalayan et bientôt BMW 450 GS se posent en rivales affirmées. Les atouts de Kawasaki sont clairs : simplicité, qualité de fabrication et tarif placé pour un trail polyvalent, dans la veine de ce qu’on aime à MV. Kawasaki vise essentiellement le marché européen avec des objectifs de vente solides. Les versions font varier le tarif entre 6500 et 8600 euros, ce qui semble dans le mille pour un outil bien né qui bénéficie de la crédibilité nippone. Conseil MV, si vous craquez pour la KLE, tapez direct dans la SE, mieux équipée (cf. encadré), plus off road encore dans les déclinaisons « rally » ou « Tourer ».
1991-2026. 35 ans plus tard, revoilà la 500 KLE de Kawasaki. Un trail mid-size de 451 cm3 (et pas 491 comme le dit le chef dans la vidéo !) largement inspiré de l’univers « adventure » dans lequel quasiment tous les constructeurs ont plongé depuis une dizaine d’années. Les Verts attendent beaucoup de ce modèle pour booster leurs ventes en Europe. Look rallye, simplicité d’usage, pas de chichi côté équipement, polyvalence route-off road affirmée, la KLE met en avant de vrais atouts à un tarif de base attrayant malgré un moteur un peu « lisse ». Premier essai !
Allons droit au but. La KLE500 revisitée par les verts répond en tous points aux visées recherchées. Son profil rallye dans le style élancé des trails modernes cadre avec l’usage qu’on lui réserve. Elle se montre très performante sur route et s’adapte facilement à un environnement off road mais plutôt soft. On pense à de la piste roulante, dessinée au pinceau. Confortable, équilibrée et homogène, elle absorbe bien le terrain. Ses suspensions font le job à condition de ne pas l’embarquer dans des zones de franchissement trop raides. La limite est posée par une garde au sol faiblarde. Sauf à s’engager dans un pierrier costaud, ça déroule sans accrocs. Il n’y a qu’à l’attaque d’un dénivelé plus prononcé avec des petites marches qu’on a entendu les pierres caresser le sabot moteur. Sur un terrain plus rapide, on se place debout dans une position parfaite, quelle que soit sa taille, pour attaquer sans inquiétude. C’est tout aussi confortable et une fois encore, l’équilibre fait la différence pour assurer sécurité et plaisir. Notez que l’ABS est suffisamment bien réglé pour ne pas perturber le freinage si vous choisissez de ne pas le déconnecter. Châssis, ok. Qu’en est-il du moteur ? Il manque de fun en usage off road. C’est dit. On ne peut pas lui reprocher sa générosité, particulièrement son allonge « no limit » et ses reprises toniques passés les mi-régimes mais en bas, c’est l’absence de caractère qui domine, une pénurie de rondeur et de couple qui permettrait de sortir des virages en glisse sur un coup d’accélérateur. On peine à trouver le petit boost qui rendrait le jouet joueur, traduction sur le terrain d’une architecture plus propice à la route. Peu de bruit, même équipé du pot Akra en option « rally », une forme de linéarité presque électrique mais de la vigueur, voilà ses caractéristiques. Cette vigueur s’exprime avec plus de brio sur petites routes, lorsqu’on est à l’attaque, dans les tours, bien calé derrière la bulle très protectrice dans la version haute. La KLE se place idéalement sur les trajectoires, sans bouger, aidé par un surprenant train de pneus asiatiques. La fourche ne s’écrase pas trop au freinage (simple disque très performant) et pose la moto sans sourciller sur la ligne définie. On prend de l’angle, ça tient, simplement rappelé par les repose-pieds qui déclarent vite leur flamme. Et tout là-haut, ça va vite bondiou si on se prend à cravacher ce diable d’étalon.
Disponible dès à présent, la KLE500 fait face à un marché trail mid-size à orientation off road/route désormais étoffé. CF Moto, KTM 390 Adventure, Royal Enfield Himalayan et bientôt BMW 450 GS se posent en rivales affirmées. Les atouts de Kawasaki sont clairs : simplicité, qualité de fabrication et tarif placé pour un trail polyvalent, dans la veine de ce qu’on aime à MV. Kawasaki vise essentiellement le marché européen avec des objectifs de vente solides. Les versions font varier le tarif entre 6500 et 8600 euros, ce qui semble dans le mille pour un outil bien né qui bénéficie de la crédibilité nippone. Conseil MV, si vous craquez pour la KLE, tapez direct dans la SE, mieux équipée (cf. encadré), plus off road encore dans les déclinaisons « rally » ou « Tourer ».