Le préparateur néerlandais Powerbrick signe sa BMW K1100RS la plus radicale : carénage intégral imprimé en 3D, fourche de S1000RR, roues carbone Rotobox, moteur révisé. Un café racer qui redéfinit le potentiel d’une vieille brique bavaroise.
La BMW K1100RS des années 1990 n’est pas la candidate la plus évidente pour une préparation café racer. Son quatre-cylindres en ligne à plat, ses roues à trois branches et sa carrosserie anguleuse lui confèrent un caractère bien trempé — mais aussi un encombrement certain. C’est précisément ce défi que Powerbrick, spécialiste néerlandais des K-series à qui l’ont doit aussi cette Pan America « Streetfighter », a décidé de relever une fois de plus, avec ce qui constitue sans doute sa réalisation la plus aboutie à ce jour.
Une silhouette taillée dans la masse
L’identité visuelle de la moto repose sur deux extrémités radicalement redessinées. À l’arrière, le sous-cadre — usiné dans un bloc d’aluminium de 100 kg — supporte la selle, la boucle arrière et le point d’ancrage supérieur de l’amortisseur. Sa forme effilée s’aligne parfaitement avec le réservoir d’origine, conservé tel quel. L’éclairage arrière à LED est intégré à la structure, les clignotants inclus.
À l’avant, Powerbrick a enfin concrétisé un projet longtemps mûri : un carénage complet. La pièce, imprimée en 3D dans un matériau composite à base de carbone, mêle l’arrondi classique d’une tête de fourche de café racer et une découpe sportive qui s’inscrit dans les flancs du réservoir. Elle accueille un phare LED Koso, des clignotants intégrés dans des appendices latéraux évasés, et un support usiné CNC qui regroupe projecteur, carénage et compteur Motogadget Motoscope Pro.
Une mécanique et un châssis remis au niveau
La partie cycle a été entièrement revue. La fourche provient d’une BMW S1000RR, équipées de cartouches Öhlins NIX30 et anodisées rouge — une teinte qui revient comme fil conducteur sur la moto. Des té de fourche en aluminium anodisé noir sont spécifiques Powerbrick. À l’arrière, un amortisseur TFX Suspension (Pays-Bas) a été construit sur mesure avec un ressort rouge. Les roues sont des jantes forgées en carbone Rotobox, qui tirent parti du bras oscillant monoface de la K1100 pour un effet visuel saisissant. Le freinage est confié à Brembo, raccordé par flexibles Venhill.
Le moteur a lui aussi été traité sérieusement : révision complète, travail sur les conduits, allumage NGK, injecteurs Bosch neufs, radiateur aluminium RC Racing et durites Samco. L’échappement, entièrement soudé à la main en inox, adopte une configuration 4-en-1 débouchant sur un silencieux Powerbrick maison. Les filtres à air DNA marqués aux couleurs du préparateur complètent l’ensemble.
Le faisceau électrique a été entièrement refait autour d’un boîtier Motogadget, d’une batterie lithium NOCO et d’un système de gestion CTEK. Le cockpit réunit des commandes rétroéclairées Motogadget, maîtres-cylindres Brembo, réservoirs AEM, un accélérateur Domino et des poignées Biltwell. Les repose-pieds reculés sont, eux aussi, signés Powerbrick.
La finition laque gris métal flake est l’œuvre de Royal Kustom Works, tandis que la sellerie a été confiée à Jeroen Bouwmeester chez Silver Machine. Les cocardes BMW ont été redessinées en monochrome pour coller à l’ensemble.
Voir cette publication sur Instagram
Voir cette publication sur Instagram






